STRATA-MRS Le Volume de la lumière - Léa Abaroa STRATA-MRS Le Volume de la lumière - Léa Abaroa STRATA-MRS Le Volume de la lumière - Léa Abaroa STRATA-MRS Le Volume de la lumière - Léa Abaroa STRATA-MRS Le Volume de la lumière - Léa Abaroa
STRATA-MRS
LE VOLUME DE LA LUMIERE

Vous dites tous que la lumière est une onde électromagnétique et qu'une onde est une forme d'énergie et que l'énergie n'a pas de voulume. Je ne suis pas d'accord. La lumière est composée de photons. Le photon est une des particules élémentaires du modèle standard de la physique des particules. Il est vecteur de l'interaction électromagnétique. Son spin est de 1 et sa masse de 0<1×10^-18 ev/c². Sa masse est plus petite que 0, c'est pour ça qu'elle nous paraît négligeable. Négligeable parce que notre science n'est pas si développée. Notre science nous fait dire qu'un photon n'a pas de volume. Il a pourtant une masse et un volume, bien que notre science ne puisse pas les mesurer précisément et c'est pour ça qu'elle l'appelle particule idéale, comme on appelle énergie sombre un certain type d'énergie qui nous est inconnue et qu'on ne peut expliquer. Notre connaissance en matière de mesure est, en un sens, encore très limitée.*

*commentaire trouvé sur internet
Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa Une Ville chinoise, Dying Flower - Léa Abaroa
une ville chinoise dying flower
chongqing mégaville, chine

Il est peut-être 23:00, un homme s’engouffre dans un immeuble et elle le suit. D’abord un ascenseur, et, à l’étage, un autre homme, en costume. Un premier couloir, long et étroit, des portes en verre à travers lesquelles on observe des bandes de jeunes – karaoké. Au bout du couloir le toit, il fait nuit noire. Rétroéclairée par de gigantesques néons-idéogrammes, une file de filles en micro-robes s’apprête à emprunter le second couloir. Elle dit trop bien, un bal. Elle emprunte le second couloir, identique au premier, si ce ne sont les portes, opaques, et les gardes à oreillettes plantés devant. Une dernière porte, la file s’arrête. Un garde, fille après fille, confisque les téléphones. La porte s’entrouvre, trois gros hommes. Je l’attrape par le bras, partons.

Un autre jour, dans l’ascenseur. L’homme d’affaire Sylvio lui tend sa carte. En arrivant dans la chambre elle lui écrit un mail, elle trouve qu’on n’a pas assez d’argent. Plus tard, un matin, elle reçoit un coup de téléphone de la réception. Il a laissé une enveloppe, des billets, 300 renminbi, 43.62 dollars en tout. Elle rit.

Un autre jour elle dit,

j’ai toujours voulu être belle. > édition
Face Cachée de la Lune - Léa Abaroa Face Cachée de la Lune - Léa Abaroa Face Cachée de la Lune - Léa Abaroa Face Cachée de la Lune - Léa Abaroa Face Cachée de la Lune - Léa Abaroa
face cachée de la lune

Chongqing, 2017. On est à l’arrière d’un taxi, la moiteur rend la nuit dense. La ville est rouge et bleue, fuchsia, nos peaux rose et noire collent à l’intérieur cuir. Du poste radio s’échappe une chanson tendre, et c’est aussi la chanson qui passait à la caisse du 7-Eleven ce matin et il y a des années dans un bus qui roulait vers Tianjin. Elle a cette qualité de solitude dans laquelle les mondes adviennent.

Plus tard dans la chambre d’hôtel W. s’affale sur son lit. Un faible halo de LED blanc froid l’isole et de nouveau, sous mes yeux, étendue, la qualité de tout à l’heure. Je prends une photo.


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Ces images sont issues de la série Une Ville Chinoise Dying Flower. Elles ont été altérées à l’aide d’un programme informatique simulant en partie le fonctionnement du synthétiseur vidéo rutt/etra. Les données de luminosité contenues dans l’image originale sont transformées en données de profondeur, ce qui fait de la photographie un élément en trois dimensions manipulables et, du corps représenté, une étendue spatiale, un paysage.

La version de The Moon Represents My Heart interprétée par la chanteuse taiwanaise Teresa Teng en 1977 occupe une place particulière dans le répertoire chinois de pop music. Autorisée à la diffusion par le régime de Chine continentale après plusieurs décennies de chants révolutionnaires, elle ouvre une autre trajectoire, individuelle – une trajectoire de l’intime.

Le titre fait référence au premier alunissage réussi sur la Face cachée de la Lune, le 3 janvier 2019, par l’atterrisseur chinois Chang’e-4. > édition
Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa Roméo avec un d comme rodéo - Léa Abaroa
roméo avec un d comme rodéo
riding through algiers

roméo avec un d comme rodéo t'as la beauté plus rude que le soleil. autour de nous la membrane d'acier élargit l'intime. sans destination on dévale la ville, et c'est comme un cri et la poussière du désert qui tapie les rues se soulève sur notre passage et griffe nos bouches et on fonce jusqu'à la mer, ultime frontière. sans destination on avale la ville.

En bas tout en bas, sur la corniche boulevard Saïd Touafdit, le cadavre d’un vaisseau hurlant gît face à l’azur comme un échec et l’envie de fuir nous étreint mais on ne fuit pas ou alors on revient, et, sous le poids de ceux qui vibrent dans l’errance, par refus ou parce qu’ils subissent, désorientés, l’inexistence des possibles, la ville se congestionne, jusqu’à l’implosion majestueuse. > édition
Caracas aussi - Léa Abaroa
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